Archives pour le mois de septembre 2011

Chiffres rouges, feu vert

« Nous ne sommes pas membres de l’UE. Cela importe peu tant que nous sommes meilleurs que d’autres et que nous défendons activement nos intérêts sur de nombreux fronts. » Non, cette affirmation n’est pas de l’ASIN, mais du Conseiller fédéral Kaspar Villiger. Non, ce n’est pas un propos hâtif ou dépassé, mais l’extrait d’un opuscule qui vient d’être envoyé aux candidats radicaux et qui a valeur de testament politique. Non, le contexte n’infirme pas l’analyse, mais la confirme clairement.

Tant que nous sommes meilleurs. Toute la Suisse tient dans ces cinq mots. D’abord, ce ton moralisant qui masque un calcul simple et froid. Tant que nous sommes plus riches, voilà ce qu’il faut entendre.

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Citoyens perdus dans pays sans projet

Comment voir l’état du politique, si ce n’est en faisant un pas de côté? Oubliant les acteurs de la campagne, je suis parti à la recherche de citoyens intéressés par les élections fédérales et n’appartenant pas au sérail. Peut-être suis-je maladroit, mais en général je n’ai rencontré qu’indifférence ou indignation.

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Concordance ou cohérence, et s’il fallait choisir?

Donc, selon le dernier baromètre électoral GfS, les citoyens suisses veulent la concordance. On peut les comprendre. Pourquoi renonceraient-ils à un régime qui semble pouvoir harmoniser tous les courants d’idée? Pourquoi critiqueraient-ils un système dont on leur dit depuis un demi-siècle qu’il est parfait? Le problème est qu’ils souhaitent aussi des orientations claires. Sur la croissance économique, les retraites, l’AVS, la santé, la fiscalité ou l’Europe, ils attendent des réponses cohérentes. C’est légitime. A quoi servent les élus, si ce n’est à donner une direction sensée à la Cité?

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Elections fédérales, une stabilité riche en ruptures

Un bel été brûlant s’achève sur les premières lézardes de l’automne. La Suisse glisse doucement vers les élections fédérales. Malgré l’activité des partis et des médias, rien de surprenant n’est attendu. Confirmant les évolutions de deux décennies, les tendances sont connues. Le centre poursuivra sa lente érosion, tandis que le PS et l’UDC vont encore se renforcer. Pourtant, cette image de continuité prévisible est trompeuse. Elle cache de profondes fissures. Elle masque de nouveaux enjeux.

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